4 mars 2017

513ème semaine politique: comment Fillon a pourri la campagne présidentielle

Où il est question d'un naufrage politique, d'une élection imperdable, de la fraude frontiste et, surtout, du progrAAAmme libéral d'Emmanuel Macron. 








Il trace, c'est presque une fuite. Vendredi 3 mars, une caméra du Quotidien de Yann Barthès sur TMC surprend le candidat sortant d'un train, seulement accompagné d'un garde du corps. On devine un autre photographe. Le journaliste tente une question, alors que Fillon s'engouffre dans une voiture: "allez-vous vous retirer ?" "A votre avis ?" rétorque, cinglant, l'ex-champion de la droite en claquant sa portière. Cette séquence illustre ce qu'est devenue la campagne du candidat Fillon, vainqueur-surprise de la primaire de la droite en novembre dernier: une fuite en avant.

Le plus stupéfiant est qu'il est stupéfait de ce qui lui arrive.

Fillon promettait la rigueur au plus grand nombre et la lutte contre "l'assistanat". Il a ponctionné légalement près d'un million d'euros de fonds publics pour salarier épouse et enfants étudiants. Avant d'être une affaire judiciaire, le #FillonGate est d'abord un naufrage moral.

Le naufrage de la droite ne profite pas à la gauche. L'attention médiatique est ailleurs. Elle manipule, elle fatigue, elle divertit. "Les démêlés de François Fillon ont plombé toute la campagne ! " s'exclame Mélenchon. C'est un fait. Cette campagne surréaliste, où l'offre politique ets pourtant riche et diversifiée, est submergée par ce "feuilleton quotidien avec du sang, des traitres, de la turpitude en politique".

Lundi, on parle encore de l'échec du rapprochement Mélenchon/Hamon. Il est essentiel. Les deux candidats de gauche se sont vus dans un restaurant parisien, un vendredi soir. Difficile d'effacer des décennies de leadership politique du PS. Même si le PS sort d'un quinquennat plus divisé que jamais, affaibli par ses divisions internes et ses contingents de supporteurs et élus qui filent chez Macron, la démission politique de son président sortant, le candidat socialiste attend qu'on se rallie à lui en échange de quelques postes de députés et de ministres. Hamon rapporte l'échange, révélateur de 2 démarches bien différentes. Mélenchon publie un communiqué simple: que chacun cherche à convaincre puisque la moitié de l’électorat est indécise. Et les adversaires et ennemis sont ailleurs.  Pacte de non-agression ? On est en revanche stupéfait par l'attitude, l'arrogance de Hamon dévoilée quelques jours plus tard:
"Jean-Luc m'a proposé un contrat de gouvernement. Je lui ai dit: "oui, mais c'est moi le président"; alors il a répondu: 'on verra ça plus tard.'" Benoit Hamon, cité par le Canard Enchaîné, 1er mars 2017.
Valls sort de sa réserve, en coulisses: "Hamon a rompu avec la ligne réformiste du PS." Sans rire ? Il rassemble ses fidèles désemparés. L'alliance Hamon/Jadot, qui garantit plus de circonscriptions protégées à EELV que le score sondagier à 1% de leur candidat énerve. Six semaines après la fin de la primaire socialiste, le PS n'a toujours pas un candidat apte à rassembler les siens. Hamon gère une défaite programmée. "Il se laisse enfermé dans ses histoires de négociations" déplore Cazeneuve.

Mercredi, le candidat Fillon est pathétique et dangereux. Il improvise un point presse pour dévoiler ce qu'il sait depuis la veille, sa convocation devant 3 juges le 15 mars pour une mise en examen. La séquence dure 8 minutes. Elle est inédite, lunaire, surréaliste. Il y a quelques mois à peine, Fillon promettait de se retirer s'il était mis en examen. Il en appelle désormais à la rue pour contrer la justice. Il réclame une manifestation, improvisée au Trocadéro dès dimanche. Il lâche cette formule improbable, et aussitôt culte: "La France est plus grande que nous. Elle est plus grande que mes erreurs. Elle est plus grande que les partis pris d’une large part de la presse. Elle est plus grande que les emballements de l’opinion elle-même. "  Après le "je vous demande de vous arrêter " d'Edouard Balladur en 1995, voici le "je vous demande de résister" par Fillon en 2017.
"Ta défaite au premier tour ne peut donc plus être exclue (...) Je me refuse à assumer cette perspective" Patrick Stefanini, directeur de la campagne de Fillon, dans sa lettre de démission adressée au candidat.
Marine Le Pen est mieux lotie. Elle aussi est convoquée par les juges en vue d'une probable mise en examen dans l’enquête sur ses assistants parlementaires au Parlement européen. Son affaire est plus importante encore que celle qui frappe Fillon: on parle de 20 assistants parlementaires fictifs, dont le propre garde du corps de la présidente du FN ! De plus, elle a aussi a ponctionné l'enveloppe parlementaire (européenne cette fois) pour rémunérer son conjoint par ailleurs avocat. Sans parler des autres affaires - ce tiers d'anciens élus locaux FN qui ont claqué la porte devant les magouilles et arrangements qu'ils ont vécus au quotidien. Dans une autre instruction, un proche de Marine Le Pen, Frédéric Chatillon a été mis en examen pour abus de biens sociaux: il est suspecté d'avoir surfacturé du matériel de campagne aux candidats frontistes au profit du micro-parti "Jeanne" de la présidente du FN. 

Les commentateurs s'étonnent que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets; que Le Pen ne sombre pas comme Fillon. L'explication est pourtant simple: Le Pen est soutenue par des rageux motivés et des effrayés qui ne trouvent pas d'autre alternative. Le Pen promet aussi la grande redistribution "entre Français" (retraite, droits sociaux, smic, etc) quand Fillon ne promet que du sang et des larmes... pour les autres. Enfin, Le Pen est surtout attaquée par des instances européennes honnies, quand Fillon a été pris les deux mains dans le pot de confiture nationale.

Fillon sombre, mais ne rompt pas. Son équipe de campagne, certes pléthorique, se vide peu à peu. Même son très fidèle directeur de campagne finit par démissionner.  Les défections dans le camp Fillon se multiplient, les centristes de l'UDI abandonnent.  "Le compteur des lâcheurs" établi par Libération affiche déjà plus de 200 désertions en 4 jours.  

Avec ces bêtises, on murmure déjà que Sarko serait de retour. Après tout, il est plus jeune que Juppé, plus compatible avec Fillon, ... et il est déjà mis en examen. L'ancien monarque, de retour de vacances en Thaïlande, s'entretient deux fois avec son ancien "collaborateur". Puis s'énerve qu'on l'accuse de bloquer le retrait de Fillon.

Juppé est "prêt". Il avait rapidement décliné d'être le plan B. Puis les parrainages non sollicités se multiplient. Puis ses proches, anonymes, confient qu'il est "prêt" si Fillon abandonne. Mais au 3 mars, le candidat Juppé n'a que ... 1 parrainage déposé au Conseil Constitutionnel quand Fillon en compte 1155, Macron 464, Hamon 336, et Mélenchon 136. Le temps presse, les dépôts seront clos le 17 mars. Même Hollande pourrait désormais postuler.

Fillon en plein naufrage, Juppé sur la réserve, et Emmanuel Macron suit sa route. Les sondages lui promettent la victoire large. Comme Sarkozy en 2007, Macron triangule à merveille gauche et droite traditionnelle. Il séduit une fraction de l'ex-gauche socdem avec son libéralisme sociétal, il convainc sans souci les ex-juppéistes déçus et autres libéraux avec son programme économique.

Car il a un progrAAAme ! Grande nouvelle de la semaine, qu'on a failli manqué, tout étourdis que nous sommes par le nouveau feuilleton de télé-réalité politique qu'offre le camp Fillon au pays.

Jeudi, Emmanuel Macron dévoile enfin son programme, devant une nuée de journalistes sagement assis, au Pavillon Gabriel, près des Champs Elysées. "Son discours rappelle celui de Gerhard Schröder" s'enthousiasme Die Welt : réduction de 60 milliards d'euros des dépenses publiques, pérennisation du CICE, extension de la loi El-Khomri (sur le primat des négociations de branches et la réforme des prud'hommes), suppression de 120 000 postes de fonctionnaires, etc). Derrière l'élargissement de l'assurance chômage à (presque) tous, se cachent le durcissement des sanctions contre les chômeurs qui refuseraient 2 offres d'emploi "décentes selon les critères de salaires et le niveau de qualification" (rappelez-vous "l'offre raisonnable d'emploi" de Sarkozy en mai 2008) et le recul de l'âge à partir duquel un senior chômeur peut avoir 3 années (et non 2) d'indemnisation (rappelez-vous le niveau record de chômage chez les plus de 50 ans). Sur les retraites, Macron maintient aussi les réformes Sarkozy puis Hollande mais veut unifier tous les régimes publics et privés, supprimer la retraite par répartition (!?!) et créer un système de retraite par points.

Oui, ce programme est libéral.

Sur l'école, Macron abuse d'une rhétorique "de gauche" pour défendre des mesures "de droite": s'il agite une revalorisation de 2000 euros des primes de risques et le création de 4000 postes, il prône surtout comme Fillon ou Sarkozy l'autonomisation des établissements scolaires (i.e. liberté pédagogique et de recrutement). Il réclame même un renforcement de la concurrence entre l'autonomie des universités.

En matière de morale politique, Macron se veut Monsieur Propre. Il lui reste quelques semaines pour virer ces députés macronistes qui salarient, comme Fillon et Le Pen, leurs proches comme assistants parlementaires...  "Dans les statuts d’En marche, il est indiqué qu’il n’y a pas de népotisme. Il n’y a pas de possibilité d’embaucher ou de faire travailler un proche."

En matière fiscale, difficile aussi d'éviter la comparaison Macron/Sarkozy: Macron, comme Sarkozy dix ans avant, brandit quelques mesures symboliques fortes pour cacher un programme fiscal favorable aux plus aisés. Sarko avait trouvé la défiscalisation des heures supplémentaires; une absurdité économique coûteuse, mais cohérente avec son slogan "travailler plus pour gagner plus" et surtout visible sur la fiche de paie de millions de Français. Discrètement, Sarkozy avait réduit en cascade les impôts pour les plus riches et augmenté la TVA. Pour Macron, les mesures "pour les classes moyennes et populaires" sont plus nombreuses: il rétablit l'exonération de cotisations sociales sur les heures sup, mais propose aussi une exonération de taxe d'habitation pour 80% des Français. Tout le monde comprend et cela se voit directement sur la feuille d'impôt. Mais derrière, il promet une réduction des taux de prélèvement (prélèvements sociaux compris) sur les revenus du capital et le remplacement de l'ISF par un impôt sur la rente immobilière. Quand il promet la suppression des cotisations chômage et maladie payées par les salariés, il augmente en retour la CSG.

Sur la Sécurité sociale, l'auto-proclamé "candidat du peuple" se démarque un peu de sa droite en promettant le remboursement de soins à 100% par la Sécurité sociale pour les maladies chroniques, les lunettes, les prothèses auditives et dentaires à l'horizon 2022. Mais il n'évite pas de faire un parallèle financièrement mensonger entre fraude fiscale et fraude sociale, sans jamais évoqué que le premier poste de fraude sociale est la triche aux cotisations sociales par les employeurs et non la fraude aux remboursements ou aux allocs.

En matière sécuritaire, Macron fait du Valls, presque du Sarko: plus de places de prison, l'extension des pouvoirs de la police aux détriments des juges, et des formules à l'emporte-pièces comme "Toute peine prononcée sera exécutée".

Enfin, le programme de Macron est étonnamment pauvre sur deux sujets essentiels: la culture (il en reste à quelques mesures sympathique mais gadget comme ouvrir les bibliothèques en soirée ou un pass culture) et ... l'environnement (où il reprend l'objectif de Hollande sur la réduction de la dépendance au nucléaire... mais pour 2022).

Lundi 6 mars, François Fillon est l'invité de Valeurs Actuelles. Ce magazine de la droite furibarde vient de remporter son action judiciaire auprès du  Conseil d'Etat. Il attaquait la décision de l'actuel gouvernement d'étendre les aides à la presse quotidienne aux hebdo, mais en excluant les titres condamnés en justice ... comme Valeurs Actuelles. Du coup, l'intégralité de la mesure est annulée.  Merci Valeurs Actuelles... Ce dîner populaire, facturé 135 euros par convive, sera l'occasion pour le candidat des riches de défendre sa vision politique auprès de quelques représentants du cœur de son électorat.

Pour combien de temps encore est-il candidat ?

Qu'il dégage.

Il est impossible de terminer cette chronique sans évoquer le travail de campagne, tranquille et sans éclat de voix, droit et sans dérapage, que suit l'équipe Mélenchon. Le programme, publié voici trois mois, a été mis en ligne. Les chroniques video continuent leur succès. Une bande dessinée illustre la démarche.

Sans surenchères verbales, ni tractations inavouées, le candidat de la France insoumise a gagné son premier pari: nourrir nos esprits, des esprits atrophiés par cette campagne surréaliste, ces bruits de com', ces promesses ambigües, ces polémiques judiciaires et immorales. Il y a de quoi avoir le tournis.

Mélenchon nourrit à un moment essentiel.


11 commentaires:

  1. Effectivement campagne grotesque et lunaire ou seul Mélenchon semble se soucier de développer un programme et une vision cohérente. Il ne peut y avoir de meilleur candidat que lui pour représenter la gauche anti-libérale. Après faut pas rêver, même avec tout son talent il reste que son programme n'est sociologiquement pas majoritaire dutout , ça finira entre 10 et 15 % de l’électorat comme en 2012.

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    1. Personne n'a encore voté, tout le monde ignore le score de tel ou tel candidat.

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    2. Désolé mais je ne suis pas vraiment d'accord, je pense que son programme est sociologiquement majoritaire mais que c'est ça personnalité (passé et/ou présente ) qui lui nuise ....

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  2. Très honnêtement :

    1- difficile de ne pas être impressionné par la rapidité tout à fait exceptionnelle de cette procédure contre Fillon; j’y soupçonne non pas une manœuvre des « juges de gauche aux ordres du gouvernement » contre un « politique de droite » , mais une vengeance des juges en général contre les politiques en général, qui les ont tous injuriés, de Sarkozy (« des petits pois « ) à Hollande ( « des lâches « ); Je comprends bien que le Parquet Financier ait été très rapide à enquêter et à transmettre le dossier à trois juges d’instruction, pour prendre de vitesse la publication au JO de la loi qui aurait couvert cette affaire de prescription; mais les juges d’instruction ont vraiment été exceptionnellement rapides pour procéder à la convocation pour mise en examen – alors que l’ouverture de l’instruction mettait fin au risque de prescription.

    2- Fillon a été choisi aux primaires par les sympathisants de la droite; si ses « amis politiques » , guère plus honnêtes que lui (Juppé déjà condamné, Sarkozy mis en examen depuis longtemps) , exercent aujourd’hui une telle pression sur lui pour qu’il abandonne, c’est uniquement parce que les sondages le donnent perdant : ainsi, les sondages sont devenus plus importants que les votes.

    Ces deux points me semblent très malsains pour la démocratie.

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    1. Je pense que la précipitation des juges est du au fait que leur 'client' est ici candidat à la présidentielle et que donc le dossier doit avancer aussi vite que le calendrier. Prêter des pensées secrètes au juges n'est pas ici utile ! :-)

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    2. C'est tout le problème: le dossier avance à une vitesse exceptionnelle ( on a rarement vu une convocation pour mise en examen aussi rapide ! ), et si c'est parce que Fillon est candidat, il y a un sérieux problème!

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  3. Dimanche 5 mars 2017 :

    14h10. Juppé et Sarkozy se sont parlés samedi soir pour étudier "les sorties de crise."

    Selon l'entourage d'Alain Juppé à l'AFP, le maire de Bordeaux et Nicolas Sarkozy se sont parlés samedi soir pour étudier "les sorties de crise".

    http://tempsreel.nouvelobs.com/presidentielle-2017/20170305.OBS6115/en-direct-apres-avoir-annule-fillon-sera-finalement-au-jt-de-france-2-ce-soir.html


    Un putsch se prépare au sein du parti Les Républicains.

    Lundi 6 mars, un comité politique se réunira à 18H00 au siège de Les Républicains. Trois clans vont s'affronter :

    1- Le clan Fillon. Son objectif : imposer François Fillon comme candidat, quelles que soient les enquêtes en cours.

    2- Le clan Juppé. Son objectif : faire un putsch pour virer Fillon, et mettre à sa place Juppé comme candidat.

    3- Le clan Sarkozy. Son objectif : faire un putsch pour virer Fillon, et mettre à sa place François Baroin comme candidat.

    Le comité politique du lundi 6 mars aura quatre issues possibles :
    - Fillon va peut-être réussir à déjouer le putsch. Dans ce cas, il sera le candidat à l'élection.
    - Juppé et Sarkozy vont peut-être faire alliance pour renverser Fillon.
    - le clan Juppé va peut-être imposer son candidat contre les deux autres.
    - le clan Sarkozy va peut-être imposer son candidat (Baroin) contre les deux autres.

    Quelle que soit l'issue du putsch, le comité politique de lundi soir sera décisif.

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  4. Quelle que soit l’issue du putsch, le comité politique de lundi soir sera décisif.
    Aux dernières nouvelles :
    - le clan Juppé et le clan Sarkozy viennent de faire une alliance pour virer Fillon.
    - Alain Juppé a décidé de se désister en faveur du candidat du clan Sarkozy, François Baroin.
    - Alain Juppé annoncera qu'il renonce à être candidat lundi matin à 10 heures 30.
    - Les putschistes vont tenter de virer Fillon lors du comité politique de lundi soir.
    Sur le site du journal LE FIGARO, une information concernant le plan « B » comme Baroin :

    François Baroin a « demandé à des grands élus de commencer à récolter des parrainages » en sa faveur, expliquent plusieurs sources LR.

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  5. Lundi 6 mars 2017 :

    Alain Juppé : « Je ne serai pas candidat à l'élection du président de la République. »

    En clair :

    Il n'y a maintenant que deux possibilités :

    1- Première possibilité : François Fillon se maintient. Ce sera lui le candidat du parti Les Républicains à l'élection présidentielle.

    2- Seconde possibilité : lundi 6 mars, le comité politique du parti Les Républicains fait un putsch. Il réussit à virer Fillon. Il met en place un plan « B » comme Baroin. Dans ce cas, François Baroin sera le candidat à l'élection présidentielle.

    Sur le site du journal LE FIGARO, une information concernant le plan « B » comme Baroin :

    François Baroin a « demandé à des grands élus de commencer à récolter des parrainages » en sa faveur, expliquent plusieurs sources LR.

    Source :

    À 14:39

    François Baroin ne serait pour le moment pas très favorable à ce scénario de sortie de crise autour d’Alain Juppé, envoyant « des signaux très négatifs », explique un élu LR. Le sénateur-maire de Troyes a « demandé à des grands élus de commencer à récolter des parrainages » en sa faveur, expliquent plusieurs sources LR... Une façon de souligner qu’il n’y a pas encore unanimité autour du plan B.

    http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/03/05/35003-20170305LIVWWW00074-en-direct-francois-fillon-rassemble-ses-soutiens-au-trocadero.php

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  6. A droite, la guerre des trois clans fait rage.

    En attendant le putsch lors du comité politique du lundi 6 mars, neuf dirigeants du parti Les Républicains viennent de lancer l'offensive contre François Fillon.

    Leurs objectifs :
    - virer François Fillon
    - le remplacer par François Baroin.

    En clair :

    à l'intérieur du parti Les Républicains, deux clans viennent juste de faire alliance pour renverser le clan au pouvoir.

    Le clan Juppé et le clan Sarkozy viennent juste de faire alliance pour virer François Fillon et pour le remplacer par François Baroin.

    Le comité politique de ce soir va être un carnage.

    Lundi 6 mars 2017 :

    Les sarkozystes demandent à Fillon de se choisir « un successeur. »

    Réunis autour de Nicolas Sarkozy, rue de Miromesnil, Laurent Wauquiez, Eric Woerth, Luc Chatel, Brice Hortefeux, Christian Estrosi, François Baroin, Christian Jacob ont dit qu'ils soutenaient la ligne défendue par François Fillon, mais ils lui demandent d'organiser lui-même la sortie de crise en se choisissant un successeur. Un autre sarkozyste, le député Georges Fenech, a lui proposé officiellement la candidature de François Baroin.

    http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/03/06/35003-20170306LIVWWW00068-fillon-juppe-sarkozy-nouvelle-journee-tendue-pour-la-droite.php

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  7. Le comité politique Les Républicains soutient Fillon "à l'unanimité."

    http://www.bfmtv.com/politique/en-direct-un-francais-sur-trois-souhaite-que-fillon-maintienne-sa-candidature-755.html

    On se croirait revenus en août 1945 au Japon.

    En août 1945, comme le lundi 6 mars 2017, le chef a dit à ses soldats : « On attaque tous ensemble, tous ensemble, tous ensemble, banzai ! »

    Et les soldats ont tous (je dis bien : TOUS) répondu à leur chef : « A vos ordres, chef ! On attaque tous ensemble, tous ensemble, tous ensemble, banzai ! »

    Et les soldats ont tous décollé à bord de leur avion de chasse.

    Et les soldats ont tous volé vers le combat en sachant qu'ils allaient au casse-pipe.

    Et les soldats se sont tous dirigés vers les bateaux ennemis, vers les porte-avions ennemis.

    Et les soldats se sont tous écrasés en jetant leur avion sur leurs ennemis en criant leur dernière parole : « banzai ! »

    Et le Japon a perdu la guerre.

    Les dirigeants du parti Les Républicains ont exactement le même slogan que les kamikazes japonais en août 1945 :

    « banzai ! »

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