SARKOFRANCE #02 BLOG POLITIQUE

RESEAUX SOCIAUX

L'annuaire des sarkozystes face aux juges

Nicolas Sarkozy et ses proches tentent de faire croire à un harcèlement individuel. La liste est pourtant longue, de celles et ceux fidèles sarkozystes ou "pièces rapportées", désormais inquiétés par la Justice, pour des affaires diverses qui n'ont qu'un point commun: l'argent.

Voici cet annuaire forcément provisoire.



Balkany, Isabelle
Première adjointe à la mairie de Levallois Perret. Mise en examen pour blanchiment  de fraude fiscale en mai 2014. Elle verse une caution de un million d'euro pour échapper à l'emprisonnement. Elle a reconnu être une propriétaire d'une villa à Saint-Martin, cachée derrière une société écran et jamais déclarée au fisc.

Balkany Patrick
Le maire de Levallois Perret n'en finit plus de rencontrer juges et enquêteurs. Les instructions sont nombreuses: les modalités d'acquisition d'une propriété de Giverny; un compte ouvert auprès de la filiale suisse de la banque néerlandaise ABN AMRO en juillet 1994; la villa de Marrakech, baptisée « Dar Gyucy » et divers biens immobiliers et avoirs offshore; le recours à des employés municipaux à des fins privées (condamnation en 1999).

Bazire, Nicolas 
Ancien directeur de cabinet d'Edouard Balladur en 1995-1997, ami proche et témoin de mariage de Nicolas Sarkozy; Mis en examen dans l'affaire Karachi.Renvoyé en correctionnelle dans cette affaire en juin 2014.
Selon le Parisien, les juges seraient convaincus que "327 millions d'euros de commissions «indues» et «exorbitantes» sur des contrats d'armement, notamment ceux de fourniture de sous-marins au Pakistan et de frégates à l'Arabie Saoudite (Agosta et Sawari II), ont été versés à un réseau d'«intermédiaires affairistes»".

Buisson, Patrick
Ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, bénéficiaire d'un premier contrat de prestations d'études et sondages clandestins de 1,5 million d'euros en 2007. Enquête en cours sur la régularité de ces contrats. Un autre sondeur proche de Sarkofrance, Pierre Giacometti, est aussi inquiété pour les mêmes raisons.

Flaesch, Christian
Directeur de la Police Judiciaire depuis 2007, écarté fin 2013 quand le Monde révèle qu'il renseignait Brice Hortefeux sur les enquêtes relatives au soupçon de financement libyen .

Gaubert, Thierry
Ancien conseiller à la mairie de Neuilly-sur-Seine, puis au ministère du Budget de Nicolas Sarkozy en 1995. Nommé directeur des relations publiques et conseiller du président du groupe bancaire BPCE quand François Pérol, ancien conseiller économique de Sarkozy à l'Elysée, en prend la présidence.
Deux fois mis en examen dans l'affaire Karachi, pour recel d’abus de biens sociaux, puis subornation de témoin. Propriétaire d'une villa en Colombie non déclarée au fisc, construite à l'aube des années 2000. Reconnu coupable d'abus de confiance et d'abus de biens sociaux en 2012 dans l'affaire du 1% Logement de Neuilly.

Gaudin, Michel
Ancien préfet, actuel directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy depuis mai 2012. A cherché à obtenir des informations sur les procédures en cours, notamment auprès du nouveau patron de la DCRI.

Guéant, Claude
Directeur de cabinet de Sarkozy à l'intérieur, puis secrétaire général de l'Elysée (2007-2011) puis ministre de l'intérieur (2011-2012). Interrogé par la justice dans l'enquête sur le financement de la campagne de 2007
En 2013, la police découvre la trace de 500 000 euros virés depuis l'étranger sur le compte de l'ex-ministre en 2008, de la part d'un avocat djiboutien, pour la vente de deux tableaux qui n'en valaient pas la somme. On apprend également que l'ex-ministre se versait des "primes payées en liquide" non déclarées au fisc, "de 2002 à 2004" puis "de "2005 à 2006". Il fallut rappeler au ministre amnésique que ce dispositif, très pratiqué, avait été supprimé... en 2002.

Herzog, Thierry
Avocat de Nicolas Sarkozy, mis en examen le 30 juin 2014 pour avoir tenté d'obtenir des informations sur l'instruction relative au financement de la campagne politique de Sarkozy en 2007.

Hortefeux, Brice
Ancien conseiller de Sarkozy à l'intérieur (2005-2007) avant de devenir ministre de l'identité nationale, puis du Travail, puis de l'intérieur.  Il suis de près les différentes enquêtes sur le financement des campagnes de Sarkozy: en 2011, il a échangé avec Thierry Gaubert lors de sa garde à vue. En 2012, il est condamné pour avoir menacé Olivier Morice, l'avocat des familles de victimes de l'affaire Karachi.

Sarkozy, Nicolas
Sans commentaires.

Takieddine, Ziad
Homme d'affaires, intermédiaire agissant pour le compte de la France sous les gouvernements Balladur, Raffarin, Villepin puis Fillon pour des ventes d'armements au Pakistan et l'Arabie Saoudite. A oeuvré pour Nicolas Sarkozy quand ce dernier était ministre de l'intérieur (2005-2007), pour vendre des équipements de surveillance à la dictature du colonel Kadhafi.. Mis en examen à trois reprises.

Tapie, Bernard
L'ancien président du PRG et propriétaire d'Adidas avait appelé à voter Sarkozy contre Royal en 2007. Il fut bénéficiaire d'un arbitrage privé inédit dans son conflit l'opposant au Crédit Lyonnais, pour 403 millions d'euros (avant prélèvements fiscaux), dont 45 millions pour ... préjudice moral. Depuis, la justice s'en  est saisie. Les enquêteurs ont trouvé trace de 18 visites de Tapie à l'Elysée entre 2007 et 2011. L'une d'entre elles, le 30 juillet 2007, est présentée comme particulièrement décisive dans l'affaire.
Ont été mises en examen pour "escroquerie en bande organisée" : Bernard Tapie, son avocat Maurice Lantourne, l'un des arbitres, Pierre Estoup, l'ancien président du Consortium de réalisation Jean-François Rocchi, et l'ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde au ministère de l'Economie.

Valls sur le Tour de France pendant qu'on crie "Mort aux Juifs !" à Barbès

Ce devait être une manifestation de protestations contre l'attaque israélienne à Gaza. 

 Ce fut un fiasco. 

Pour le gouvernement, l'interdiction de la manifestation parisienne a eu l'effet inverse recherchée. Pour les promoteurs de ce rassemblement, les images de guérilla urbaine ont desservi la cause pro-palestinienne en France.

L'erreur de Hollande
Samedi 19 juillet, de nombreuses manifestations se sont déroulées en France contre les bombardements israéliens et l'intervention terrestre à Gaza, et/ou en soutien aux Palestiniens. Partout, même à l'étranger, sauf à Paris, les défilés se déroulèrent pour la plupart sans heurts.

Strasbourg,  Marseille, Lille, Lens, Bordeaux, Saint-Étienne, Montpellier, et Nantes, nombreuses ont été les villes à accueillir pacifiquement quelques rassemblements pro-palestiniens.

A Paris, pourtant, Manuel Valls et François Hollande avaient refusé toute manifestation parisienne. Grossière erreur... Cette décision est aussi rarissime que stupide. Officiellement, on craignait des débordements, après l'attaque de deux synagogues plus tôt dans les semaine. L'argument était aussi  qu'il ne fallait pas "importer" le conflit israélo-palestinien en France. La France s'est ainsi tristement démarquée de toutes les démocraties.

Le NPA fut le seul parti politique français à appeler à participer malgré l'interdiction officielle. Avant la démonstration, l'un de ses porte-paroles eut ce commentaire: "aujourd'hui, ce n'est pas nous qui mettons le feu aux poudres".




Dans la capitale, la démonstration de force, interdite par les autorités, a dégénéré dans le quartier de Barbès. Trois ou quatre heures durant, quelques dizaines de manifestants s'en sont pris aux forces de l'ordre. Comme souvent, on a aussi accusé la police de provoquer les manifestants.

Les heurts ont été violents, longs, trop longs, mais ils n'impliquaient pas la majorité des manifestants, loin de là.



Il n'y a pas eu de marche blanche pour la Palestine. On a beau exhibé ce gigantesque drapeau palestinien tenu calmement à bout de bras par des centaines de manifestants, on retiendra autre chose, ces scènes de "guérilla urbaine". "La stratégie gouvernementale s'est avérée un fiasco" résume Mediapart.

Aux jets de pierre des uns ont répliqué les gaz lacrymogènes des autres. On a vu des voitures de police caillassées. En fin de journée, on a compté 38 interpellations. Sur YouTube ou Dailymotion, des dizaines de vidéos amateurs, filmées à l'aide de téléphones portables, ont été rapidement postées.  Camionnettes renversées, panneaux de signalisation arrachés, cabines téléphoniques ravagées, les images que laisse le défilé de quelques milliers de protestataires contre les massacres à Gaza sont dévastatrices.

Mais il y eut pire.

"Complot juif"
On peut soutenir la cause palestinienne sans être antisémite. Pourtant, quelques témoignages et images de la manifestation parisienne de samedi laisseront des traces détestables.  
"Ce qui m’a le plus effaré, ce samedi, c’est l’antisémitisme, très fréquent dans les propos des jeunes. Je n’ai jamais entendu autant de phrases antisémites en aussi peu de temps."
Ce témoignage d'un journaliste de Rue89, quelques heures après les faits, n'est pas isolé. Il rapporte aussi cet échange entre deux jeunes beurettes et un gendarme mobile.
Sarah : « Non monsieur, Hollande il est même pas là. Hollande c’est un Collabo. C’est le CRIF qui l’a éli. »
Un gendarme (professoral) corrige : « Elu ».
Sur les réseaux sociaux, les mêmes acharnés antisémites ont obscurci la journée. L'ineffable Alain Soral, dont l'obsession antisémite n'est plus à prouver, lâchait sur Twitter, "Gaza-Paris, même combat". Un journaliste de Libération a vu des jeunes masqués fendre la foule vers 15h40 pour aller provoquer les CRS: "Certains arboraient des tee-shirts du virage Auteuil, une tribune du Parc des Princes".

A Bruxelles comme dans certaines rues de Paris, on a entendu les mêmes "morts aux juifs ". Entre 200 à 300 casseurs pour la plupart masqués se sont répandus dans le quartier de la Gare centrale, à Bruxelles.

Valls, hors sol
Manuel Valls était sur l'une des étapes du Tour de France. L'image d'un premier ministre souriant sur le parcours de cette épreuve cycliste quand des scènes d'échauffourées mobilisaient les chaînes d'information était surréaliste de désynchronisation politique totale. Il avait pris "une journée un peu de vacances, oui pour admirer le Tour, pour admirer des coureurs formidables et des paysages uniques, pour admirer la France"

Le lendemain dimanche, Valls a beau jeu de s'inquiéter d'une résurgence de l'antisémitisme.

C'est trop tard, c'est trop facile, c'est trop simple.
"On a entendu “Mort aux juifs !”. Une fois de plus. Une fois de trop ! On s'en est pris à nouveau à des synagogues. Nos synagogues, comme nos églises, nos temples, nos mosquées, ce sont notre patrimoine commun, ce sont des parties indivisibles de la France, protégées par notre idéal de laïcité."





376ème semaine politique: quel quinquennat Hollande peut-il réussir ?

C'est lui le "boss". Et ça y est, son quinquennat a pris sa tournure définitive, un mélange de Chiraquie et de Sarkofrance.

A l'Elysée Hollande se chiraquise à grande vitesse. Mais il tient en laisse ses ministres, lesquels singent toujours davantage, jour après jour, les bêtises et errements de l'ex-Sarkofrance.


Bienvenue en Chiraquie
La veille, dans les colonnes du JDD, Manuel Valls s'est auto-félicité, premier nombril de France... "Les Français me créditent pour ma fermeté dans la méthode (…) Les Français savent que les résultats sont parfois long à obtenir mais ils valorisent l’action".
Lundi 14 juillet, Hollande est à la télévision, devant ces deux journalistes choisis. Nous sommes en France, c'est le président qui choisit ses contradicteurs médiatiques.

La ressemblance physique avec Jacques Chirac est devenue frappante depuis qu'il a changé de lunettes. Hollande dépasse même son mentor corrézien. On comprend que Hollande réalise avec Valls ce que Chirac n'a pas jamais su faire avec Sarkozy.

Comme Chirac il y a 10 ans, Hollande plaide le travail accompli, et promet des baisses d'impôts pour les classes moyennes. Mais contrairement à Chirac, Hollande sait suivre son premier ministre à la culotte. Il ne lui donne aucun espace pour créer une fausse rupture. Il reprend à son compte la "rapidité" de l'ancien ministre de l'intérieur, son"efficacité", son sens de l"organisation". Il n'y aurait pas l'épaisseur d'une feuille de cigarette entre les deux hommes. Bref, Hollande étouffe Valls sous un édredon de complicité peut-être factice qui empêche à l'hôte de Matignon de se construire une trajectoire personnelle autonome vers 2017.
"Il n'y a rien qui peut nous séparer sur cet objectif (la réussite) et sur les moyens". Hollande à propos de Valls, le 14 juillet 2014.
Il y a une conséquence politique désastreuse à cette habileté tactique: une course à droite qui rend Chirac presque gauchiste. Durant quarante minutes d'interview complaisante, Hollande assène ses convictions en faveur du Dieu Compétitivité, de son Pacte irresponsable, ses quarante milliards de baisse de charges sociales, et ses 60.000 destructions d'emplois.

La Cour des Comptes livre son désormais traditionnel bilan des dépenses de l'Elysée. Elle salue "le recours à des marchés publics pour les achats de la Présidence", qui "constitue désormais la règle". On se souvient du scandale des sondages de l'Elysée - 1,5 millions d'euros confiés à Patrick Buisson par les services de Nicolas 1er pour des sondages clandestins. L'Elysée coûte encore 101 millions d'euros annuels, c'est 10% de moins que du temps de la dernière année de Sarkozy. Sarkozy, justement, faisait encore parler de lui. Son dernier héritier, le jeune Louis, raille le fils Trierweiler sur Twitter.

Internet, c'est vraiment formidable.

Les chiens de Sarkozy
Leurs deux clébards ont ravagé le mobilier élyséen au point d'indigner les sages du Mobilier national.  Nicolas et Carla ont quitté le Palais sans payer la note. On parle d'une dizaine de milliers d'euros annuels de réfection; Sarkozy est d'ailleurs un récidiviste de la dégradation canine non réparée. Le même Mobilier national se souvient de son passage à Beauvau quand il fut  ministre de l'intérieur de Jacques Chirac. Cette goujaterie est une autre facette du Bling Bling décomplexé d'un ancien monarque désormais mis en examen.

A droite, on se lâche. "Sarkozy finira devant la justice mais pas devant les Français" explique François Fillon.

D'autres prient ou applaudissent au retour pourtant non confirmé de Nicolas Sarkozy. Le Figaro publie cet improbable sondage sur les "sympathisants" de l'UMP. L'ancien Monarque serait encore plébiscité, à 60%, pour la campagne de 2017. Deux jours avant, Alain Juppé confiait l'irréparable, l'UMP compte à peine 150.000 adhérents. Mais il parait que les adhésions affluent, près de 40.000 supplémentaires en un an. Ce serait un "effet Sarkozy", plaident les fans de l'ancien monarque. Une proche explique que Sarkozy aimerait raccrocher les centristes, on croit rêver. Ce serait "Retour vers le Futur", c'est-à-dire le passé, il y a 12 ans. Une reconstitution de ligue dissoute, quand l'UMP était créé sur la fusion du RPR et de l'UDF.

"My boss is an asshole"
Hollande fini la semaine loin, en Afrique. Il s'épargne un début de canicule. Il fuit les débats européens. L'Union a été incapable de se choisir ses Commissaires, et même un Président du Conseil. Trop de disputes sur les candidats. Pierre Moscovici, ex-glandeur de Bercy dégagé en avril dernier du gouvernement, ronge son frein.

En Côte d'ivoire, Hollande rencontre des opposants. Au Tchad, il soigne l'allié stratégique. Il ne se prive pas d'une pique contre son ministre du redressement productif. Une semaine avant, Montebourg avait fait son show à Bercy, une grande conférence avec discours fleuve et belles formules contre le "conformisme" et les "professions règlementées".  Le ministre de l'économie avait inventé la relance sans pouvoir d'achat, et une répartition "en trois tiers" des 50 milliards d'économies qu'Hollande veut faire subir au pays: un tiers pour le désendettement, un deuxième tiers pour les ménages, le dernier tiers pour les entreprises. Hollande balaye brutalement l'argument: "cette règle des trois tiers n'est pas nouvelle, élude François Hollande. On ne sait d'ailleurs pas très bien à quoi cela correspond. Nicolas Sarkozy avait essayé de l'utiliser".

Comparer Montebourg à Sarkozy, il fallait le faire.

A Gaza, une trêve de courte durée s'impose après 200 morts en 10 jours de bombardements. Mais elle cède la place à une intervention terrestre. On voit des enfants palestiniens morts sous les bombes, tués en direct sous les caméras occidentales. Le Hamas balance ces roquettes sur les villes. Fachos israéliens contre excités du Hamas, cet embrasement enterre l'idée d'une coexistence.

En France, Laurent Fabius bafouille quelques incantations maladroites: "Pour que la trêve soit durable, elle doit répondre aux besoins légitimes d’Israël en matière de sécurité comme aux besoins humanitaires et économiques palestiniens." Manuel Valls commet l'erreur, encore une, de vouloir décourager les manifestations pro-palestiniennes. En cause, un "risque de débordements"...

Deux poids, deux mesures ? "Les réacs pour tous" n'ont pas souffert de la même fermeté quand ils manifestaient contre le mariage homosexuel l'an passé malgré des débordements récurrents et des slogans ignobles.

On ne fait plus dans la finesse. Le débat est confisqué. Israël serait un Grand Satan, le Hamas un mouvement social et pacifiste que d'aucuns accueilleraient presque dans on ne sait quelle Internationale protestataire. La réalité est plus grise. C'est une "guerre des monstres", rappelle Mediapart, Likoud contre Hamas, chacun nourrit son extrémisme de l'autre.

"Lost in Translation"
Des ministres se sont paumés en Sarkofrance.

Benoit Hamon aimerait qu'on se souvienne de sa trace au ministère de l'Education. C'est le lot de tous les ministres de ce sacerdoce. Il devient aussi ringard que Xavier Darcos, l'un de ses prédécesseurs sous Sarkozy. Cette semaine, il a proposé un truc bizarre, que les enfants dès 10 ans apprennent des rudiments de programmation informatique sur leur temps périscolaire. Hamon sera le ministre qui aura fait inculquer l'informatique des années 2010 aux futurs adultes des années 2030... 

Sa collègue de la Culture rame et souffre. Les intermittents, en guerre contre leur nouveau régime d'ultra-précaires, ont d'abord snobé une rencontre, puis l'ont empêché d'assister au festival d'Avignon. Aurélie Filippetti râle contre ces grèves qui "viennent perturber" aussi des spectacles pour les enfants.

Mais le pompon est décroché par Bernard Cazeneuve. Le successeur de Valls à l'Intérieur a pondu une loi "urgente" contre les "djihadistes de l'intérieur" qui autorisera l'Etat à interdire le déplacement de citoyens français si un juge, sans jugement contradictoire, le décide. Pire, sa loi anti-terroriste prévoit aussi le blocage des sites "terroristes" sur ordre administratif.

Sarko, sort de ce corps !


A Lille, une ancienne patronne du PS résume l'effarement.
"Il n'est pas trop tard pour réussir le quinquennat". 
Martine Aubry, 18 juillet 2014.

Mais lequel ?







Crédit illustrations: DoZone Parody

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